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| Un panorama du secteur immobilier à Madagascar |
Quand le bâtiment va, tout va… a-t-on coutume de dire. Cette forme de sagesse économique s’applique-t-il au cas de Madagascar ? Nous vous guiderons à travers les méandres du développement du secteur de l’immobilier à Madagascar et vous en montrerons les différents visages qu’il montre à l’observateur intéressé.
Le secteur immobilier malgache est en plein essor malgré les variations observées entre ses sous-secteurs ainsi que la présence de quelques contraintes pesant de façon générale sur le secteur et que nous verrons ultérieurement.
L’impulsion de cet essor a été donnée par la concomitance des trois facteurs suivants : (1) la privatisation des sociétés publiques dans le secteur de la distribution pétrolière ainsi que celui de la télécommunication, (2) l’implantation de nouveaux investisseurs étrangers dans le secteur extractif (mines et pétrole) et surtout (3) l’effort d’investissement engagé par le gouvernement dans la construction d’écoles et de centres de santé de base.
L’importance de l’Etat dans le secteur immobilier Avec près de 1.100 établissements scolaires et près de 100 centres de santé de base construits entre 2002 et 2005, l’Etat peut se targuer d’être le colosse du secteur. A ce programme de construction, on pourrait ajouter les programmes plus « prestigieux » de réhabilitation de certains édifices publics (certains ministères, le palais de justice…) ainsi que l’érection de certains autres (la Banque Centrale à Mahajanga). Cet engagement de l’Etat, avec l’aide des bailleurs de fonds soutenant la lutte contre la pauvreté, se poursuivra avec le programme d’éducation pour tous (EPT) ainsi que celui visant à améliorer l’accès aux soins médicaux. Après l’échec du programme des « 35.000 logements » des années 1990, un nouvel essai a été relancé en 2006. Celui-ci pourrait être financé par une partie des ressources dégagées grâce à l’annulation de la dette multilatérale du pays envers ses bailleurs de fonds.
Concentration des projets à Antananarivo
La capitale abrite la grande majorité des projets immobiliers. C’est dans cette ville étendue de près de deux millions d’habitants que se concentre la plupart des projets malgré un relief accidenté peu propice aux projets d’envergure.
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