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| Forces et faiblesses d’un secteur en chantier |
Les infrastructures du secteur se caractérisent par :
• un réseau routier interurbain d’environ 38 000 km, dont 5700 km de routes revêtues, • un réseau ferroviaire de 895 km, constitué par le réseau nord d’une longueur de 732 km et le réseau sud d’une longueur de 163 km, • un réseau de 55 aéroports dont 2 sont accessibles aux gros porteurs, un peu plus des trois-quarts sont des aéroports secondaires, • un réseau de 17 ports dont : 1 port principal long courrier, 3 ports secondaires long courrier et 13 ports de cabotage. Les contraintes climatiques, l’insuffisance de ressources financières de l’Etat associée à une absence de suivi et d'entretien périodique ont entraîné une dégradation globale de l’ensemble des infrastructures. Au début des années 1970, Madagascar disposait de 50 000 km de réseau routier, 20 ans après, un quart de ce réseau est devenu impraticable.
A l’exception des 4 principaux ports, le réseau portuaire est dans un état d’insuffisance d’équipements, les installations sont vétustes, la sécurité est précaire. Le canal des Pangalanes offre une opportunité intéressante pour la navigation commerciale entre Toamasina et Manajary, cette voie fluviale navigable d’une longueur de 400 km reste cependant largement inexploitée. La situation générale du réseau aéroportuaire intérieur est très dégradée, seuls quelques aéroports principaux disposent d’équipements de sûreté et de sécurité. Depuis 2002, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures de transports sont des priorités de l’Etat : - des projets de réhabilitation et construction de routes ont été engagées - la mise en concession du réseau ferroviaire nord a été finalisée, - les ports ainsi que les aéroports principaux sont en cours de réhabilitation. L’Etat Malagasy a non seulement augmenté les financements publics et les contributions des bailleurs de fonds au développement de ce secteur mais surtout il a engagé de grandes réformes institutionnelles afin d’améliorer la gestion, la productivité et l’efficacité du système de transport. Ces réformes s’accompagnent d’une restructuration du Ministère chargé des transports, le recentrage des activités du Ministère sur les missions régaliennes et le redéploiement concomitant des ressources humaines ont d’ores et déjà été initiés en 2006. |