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| L’artisanat : reflet de l’originalité malgache |
Issu d’un savoir traditionnel façonné par l’histoire de l’île et reflet d’une diversité de cultures originelles et transmis de génération en génération, l’artisanat occupe une place importante dans la vie de la population et dans l’économie de Madagascar. Les tapis mohair à Ampanihy, les dessins « zafimaniry » classés patrimoine culturel mondial par l’UNESCO, les personnages naïfs brodés sur les nappes, les soubiques en fibre végétale, les motifs traditionnels tels l’« akotofahana » sur les tissus de soie et bien d’autres encore présentent la particularité et l’originalité de l’artisanat malgache.
Source non négligeable de revenu pour 5% de la population active malgache, le secteur de l’artisanat malgache mérite d’être revu et redynamisé. Cependant, l’évaluation du secteur est difficile vu que la dernière enquête annuelle effectuée par l’Institut National de la Statistique (INSTAT) afin d’avoir des informations fiables sur l’environnement socio-économique de l’artisanat date de 2003 alors que l’évolution du secteur nécessite des informations à jour. Par ailleurs, seules quelques études ont été effectuées depuis.
Cadre légal et institutionnel existant, difficile à rendre opérationnel et pourtant porteur d’espoir
Les textes et lois relatifs à l’artisanat sont très récents. Ainsi, la première loi en la matière, loi n°95-004, date du 21 juin 1995 et a été complétée par la loi n°97-018 du 14 août 1997 relative à l’artisanat. Le décret n°98-166 du 19 février 1998 portant organisation de l’artisanat et l’arrêté numéro 11443/99 du 29 octobre 1999 portant classification des métiers d’artisans en filières sont les principaux textes sur le secteur artisanat.
Ces différents textes ont pour objectif de clarifier et préciser les métiers de l’artisanat à travers la définition du statut d’artisan, la promotion de la reconnaissance des artisans en tant qu’acteurs économiques à part entière ainsi que la formalisation des activités.
L’inscription des artisans au registre des Métiers leur procure tous les avantages d’une entreprise formelle notamment les avantages fiscaux et douaniers et leur permet de se regrouper grâce à la Chambre des Métiers et de bénéficier des différents programmes de l’Etat y afférents.
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